ÉDITO
Depuis plusieurs années, notre organisation syndicale s’est pleinement engagée dans la reconnaissance et la défense des droits des proches aidants.
Ce dossier est le fruit du travail collectif de nos militants, qui ont remonté les accords d’entreprise et de branche qu’ils ont négocié, et des membres des CDCA qui ont partagé les initiatives locales innovantes observées sur leur territoire.
Si le cadre légal a progressé ces dernières années — congé de proche aidant, Allocation Journalière du Proche Aidant (AJPA), Assurance Vieillesse des Aidants (AVA) — il reste insuffisant. Les plafonds d’indemnisation restent faibles. La durée des congés est trop courte au regard des situations réelles. Les inégalités femmes-hommes dans la prise en charge de l’aidance restent criantes.
L’UNSA exige davantage :
- Un statut juridique unique du proche aidant,
- Un congé indemnisé unifié, flexible, accessible à tous,
- Des discussions obligatoires dans toutes les entreprises.
- Une politique territoriale ambitieuse pour soutenir les aidants là où ils vivent.
Soutenir les proches aidants, c’est reconnaître leur engagement et leur garantir des droits.
En aucun cas cela ne doit servir à justifier le désengagement des pouvoirs publics.
L’UNSA est attachée à un service public de l’autonomie de qualité, accessible à toutes et tous, sur l’ensemble du territoire. Les aidants ne doivent pas pallier les carences des politiques publiques — le manque de places en EHPAD, la désertification médicale, l’insuffisance des services à domicile ou la qualité insuffisante de tous ces services essentiels !
Faire reposer sur les familles, et en premier lieu sur les femmes, la charge de l’accompagnement des personnes en perte d’autonomie, c’est une régression sociale que l’UNSA combattera toujours.
Les droits que nous revendiquons dans visent une logique de complémentarité avec un service public renforcé et non à s’y substituer.
Ce dossier porte nos revendications, recense les avancées déjà obtenue et ouvre la voie à ce que nous voulons construire demain.
Parce que les proches aidants méritent mieux que des paroles, ils méritent des droits !