CPF : pour un compte personnel de formation !

le 28/09/2026


Bagnolet, le 28 septembre 2026 - CPF : pour un compte personnel de formation !

Lors de ses annonces du 17 septembre dernier sur le prochain budget, le Premier ministre mentionne le CPF comme un compte professionnel de formation et non comme un compte personnel de formation. Ce lapsus est symptomatique des choix politiques de ces dernières années. Nous assistons à la fin programmée du CPF. Pour l'UNSA, c'est inadmissible.

Après la mise en place d'un reste à charge de 100 euros en 2024 puis une augmentation à 150 euros en 2026, l'exécutif prévoit encore une nouvelle réduction d'accès au CPF pour 2027 avec un reste à charge qui pourrait atteindre 350 euros.

La nouvelle modification du CPF en cours d'arbitrage pose la question de la fin de loi de 2018 sur la liberté de choisir son avenir professionnel.

L'objectif viserait une économie de 300 à 350 millions d'euros et à maintenir l'enveloppe budgétaire totale du CPF à 1 milliard par an.

Le projet prévoit donc notamment un reste à charge de l'ordre de 350 euros pour les actifs·ves lorsque la formation n'est pas abondée par un tiers (employeur, Régions, France Travail) ou orientée vers un métier en tension. Les demandeur·euses d'emploi, jusqu'alors exonéré·es, pourraient également être concerné·es avec un reste à charge de 150 euros.

Les travailleur·euses en situation de handicap, hors ESAT, auraient aussi un reste à charge alors même que le risque de désinsertion professionnelle pour ce public est plus élevé.

Pour l'UNSA, ces orientations dépassent la simple recherche d'économies. Dans un contexte où les transitions écologique, numérique et démographique vont durablement changer le monde du travail, le gouvernement entrave les possibilités de reconversion, de montée en compétences et d'évolution professionnelle pour toutes et tous.

Laurent Escure, secrétaire général de l'UNSA