Après avoir envisagé de doubler les plafonds annuels des franchises médicales et des participations forfaitaires, le gouvernement avait finalement annoncé, par voie de presse, y renoncer et vouloir tenir compte de l’inflation depuis leur création. L’UNSA avait pris acte de ce recul tout en appelant à mettre un terme aux annonces successives et aux ballons d’essai et à présenter enfin une vision globale du financement de la Sécurité sociale.
Une fois encore, nous ne sommes pas entendus. Le gouvernement saisit aujourd’hui en urgence le Conseil de la CNAM, sans aucune concertation en amont et quelques jours seulement après une nouvelle annonce dans la presse. Cette méthode n’est acceptable ni sur la forme ni sur le fond : les partenaires sociaux ne peuvent être placés devant le fait accompli et sommés de se prononcer dans l’urgence sur des décisions déjà arbitrées.


